Le grand départ est finalement arrivé. J'ai fait mes bagages avec soin, espérant ne rien oublier. Le samedi 5, je suis allée à l'arrêt de bus eurolines, parée à embarquer vers la Bosnie. Le bus devait partir à 14h30 mais on arrive vers 14h10 : on est jamais trop prudent (cette histoire nous l'apprend ! Jamais trop prudent ! Bref...). On attend ma mère et moi. Vers 30, un bus arrive mais dessus il y a écrit « Paris-Romania ». Manifestement, ce n'est pas le bon...
En demandant autour de nous s'il ne va pas à Sarajevo, une dame nous dit qu'elle a vu passer mon bus vers 14h et qu'il est reparti au bout de 2 min. Là, c'est la stupéfaction. Vérification du billet mais rien, c'est 14h30. J'attrape mon téléphone et j'appelle eurolines. Après le 4e coup de fil où on nous déclare que le chauffeur est injoignable, on nous dit enfin qu'il est en effet passé et se trouve maintenant en Allemagne. Avec tout ce temps perdu, plus moyen de la rattraper...
Du coup, ne voulant pas perdre une autre chance, on fonce vers l'aéroport. Là, tout est fermé et désert sauf le guichet air France. Une dame fantastique parvient à me dégoter un vol pour Sarajevo le lendemain, qui arrive à peine 30 min après l'heure d'arrivée normale du bus et qui ne coûte que 400 euros (vive les tarifs jeunes !). Seul hic dans l'histoire, il est à 9h30 à Francfort et je dois donc me taper la navette lufthansa de 4h30 du matin ! Yahoo ! Et il reste toujours un problème avec l'avion : le surpoids ! 20 kilos, c'est pas grand chose pour six mois...
Bref, je remanie mes bagages comme je peux, je dors 3-4h seulement et me voilà dans le bus pour Francfort. Là-bas, la chance me sourit jusqu'aux oreilles car l'hôtesse au guichet accepte de prendre tous mes sacs, même celui que je voulais emmener en bagage à main pour faire moins de surpoids dans ceux que j'enregistrais, et le tout en me comptant seulement 5kg de trop !
Le reste du voyage s'est à peu près bien passé à un détail près : il fallait que je prévienne le centre malraux que je n'arriverais pas à la gare finalement mais à l'aéroport et pas tout à fait à la même heure. Or on était samedi soir quand j'ai eu une chance de le faire : j'ai appelé, rien, j'ai essayé de faxer, marche pas, j'ai envoyé un mail, pas de réponse ! Du coup, j'arrive à Sarajevo, espérant que quelqu'un aura eu un de mes messages et sera là à m'attendre mais en sortant de l'avion, je ne vois personne. Gros soupir... Je retente une dernière fois de rappeler le centre avant d'être obligée d'appeler un des collègues de ma mère à la rescousse et là, ô miracle, on me répond. Bon , pas de voiture dispo mais si je viens au centre en taxi, quelqu'un sera là pour m'accueillir.
C'est ce que j'ai fait et c'est ainsi que s'est finalement achevé mon périple !